Samedi 7 janvier 2006

Samedi 7 janvier 2005


Les jours et les nuits se sont succédés… pareils à eux même… des nuit à compter les heures qui passent… je connais tout de la transhumance moderne des moutons dans les Alpes, des petites histoires politiques de François Mitterrand, de la vie dans un couvent de bénédictines… c’est fou ce qui passe la nuit à la télé…et puis le jour, un réveil difficile avec des journées où je la croise… où je l’évite… où je la cherche… et lorsque je suis sur le point de trouver son regard, je m’évade… parce que j’ai peur de la regarder… parce que je n’en ai pas vraiment le droit… je veux dire de la regarder comme quelqu’un qu’on aime… Et pourtant les quelques rares fois où on s’est regardé, c’était sourire… même pas de rancune,  j’aurais dit de la complicité si cela avait été possible…

Mercredi soir, nuit où j’ai décidé de dormir… !!  J’ai dormi… mais il le fallait et puis juste avant je me suis dit qu’il fallait que je lui parle… juste parce que des mots sur un papier et bien ce n’est pas vraiment pareil… Dire les choses pas seulement les écrire… les dire face à face... pour me ramener à la réalité... mais... oui le "mais"... qui suit ma phrase et bien... c'est Elle... bien sûr... Elle...

Jeudi 5 janvier 2006

Mardi 3 janvier 2006

 

Nuit sans sommeil, je compte les heures qui passent, j’essaie de faire disparaître son image… mais en vain… je veux l’oublier et n’y arrive évidemment pas… 1, 2 3 4 heures du matin… je me recouche… fini par trouver un demi-sommeil… et à 6h30, je me réveille… me raser, préparer mes affaires, prendre le train… je me sens fatigué… fatigué de ma tristesse qui me colle au visage… petit rayon de soleil… dans le train je ferme les yeux… bonjour à Max… brave chien… il est 9h09, lorsque je rentre dans l’amphi, je ne regarde pas trop qui est là… je m’assois… elle arrive juste après derrière, je la devine, elle va s’asseoir dans les derniers rangs… et le cours commence… je m’imagine qu’elle doit penser à ce que je peux penser… où qu’elle ne pense à rien… à 10h00, je m’enfuis vers le café… fatigue, elle ne descendra pas… je sens que je l’évite… je sens qu’elle m’évite… et ça m’énerve… j’aimerai lui montrer que je ne lui en veux pas… en fait j’aurai envie qu’elle me regarde, j’ai envie de son sourire… 12h00 repas… sans elle… 13h30 cours... elle est devant moi… elle ne se tournera pas vers moi, je le sais, c’est ainsi, c’est normal mais ça fait mal… pause… je m’adresse à elle lui rend son stylo… voilà c’est fait c’est fini… qu’est ce que je peux attendre de plus… rien… rien… l’après-midi se passe, je me force à participer… à ne pas la voir, à ne pas la regarder… et plus l’heure avance et plus je suis à nouveau triste…

 

Ca y est je suis totalement triste comme hier… chez moi…. Personne ne le verra… personne à par elle ne connaîtra cet embryon d’histoire qui n’a  pas vraiment commencé… mais tout ce vide, il est quand même là… et merde… j’ai envie de chialer et j’y arrive pas… c’est trop dur… c’est trop seul… il me manque quelqu’un pour cela… !!!

Jeudi 5 janvier 2006

Toi,

 

Si tu savais ma tristesse… les larmes au fond de moi… si tu savais que je voyais l’inimaginable et le merveilleux dans tes yeux… si tu savais ce qui était né en moi… si tu savais ce que j’aurai fait pour toi…

 

Je suis triste, je ne lui ai pas dit, à quoi cela aurait-il servi, l’encombrer avec ma tristesse… qu’en aurait-elle fait… je ne voulais pas la charger de cela… elle ne peut me consoler… elle vit avec quelqu’un d’autre… triste… immensément triste… tellement triste… mais les larmes ne coulent plus… cela fait bien longtemps… triste de la perdre… mais l’ai-je seulement approchée… la vie pareille à elle-même… où devrais-je plutôt dire… ma vie pareille à ce qu’elle est… Parfois je me dis que j’ai trop de respect pour les autres, que ça m’empêche de les aimer… que je m’empêche de les aimer… n’aurais-je pas dû insister… lui demander simplement de discuter avec elle… mais je lui aurais fait du mal non ??? Je me serais fait mal ???

 

Lorsque la raison guide mon cœur, mon cœur se retrouve à lui-même… seul… et qui peut comprendre cela… ce cri, ce trop plein d’amour que je ne peux partager…

 

Non à la place de cela, tu vas lire mon message qui va te rassurer et puis tu m’oublieras très vite…

 

Mais Toi… je ne l’ai pas fait que parce que je t’aime… et qui peut comprendre cela… qui ?

 

L’aurais-tu compris ? Toi…

Jeudi 5 janvier 2006

Toi,

Je n’ai malheureusement pas eu ton message envoyé le lendemain du jour où je t’avais donné ma lettre… (l’informatique reste ce qu’il est, un outil pas toujours performant)… Je ne savais pas non plus que tu vivais avec quelqu’un… même si à vrai dire, je m’y attendais un peu… Si j’en avais été certain, je ne me serais pas permis de te dire tout cela… en fait tu vois que malgré tout ce que tu décris de moi, j’ai quand même aussi des défauts… notamment celui de ne pas forcément exprimer et montrer les choses que je ressens … c’est même paradoxalement plutôt le contraire… !! Enfin peu importe, je voulais te dire que j’ai bien entendu tout ce que me dis dans ton mail et que bien évidemment je comprends. Donc, ne te fais pas de soucis… je ne t’en veux pas, je suis bien trop respectueux d’une relation… pour t’embêter à ce sujet…

Je te remercie de ta sincérité et je te rassure en te disant que tes propos ne sont pas maladroits mais justes…et là est l’essentiel !

Voilà, je te remercie encore pour ta discrétion et je te souhaite beaucoup de bonnes choses pour cette nouvelle année… euh… bien que je crois que je te l’ai déjà dit…non ??  J Tss tss oui, décidément, je trouve que tu es bien gâtée… mais… c’est à juste titre !

Moi ;)

( un collègue qui a encore des choses à travailler sur le « contrat »… J )

Mercredi 4 janvier 2006

Lundi 2 janvier 2006

 

Bonne année à toi, je t'avais envoyé un petit mot le premier samedi des vacances, tu n'as rien eu ? J'ai pourtant utilisé ton mail, Désolée si tu ne l'as pas eu mais je n'ai eu aucun retour de courrier qui me le signale. Voici le message que je t'avais envoyé :

Lorsque tu m'as donné l'enveloppe hier en me précisant qu'elle comprenait un bonus, j'étais loin de m'attendre à une lettre de ta part. Je l'ai relue plusieurs fois en me demandant si elle m'était bien destinée: est-ce de moi
dont-il parle ? Le contenu m'a beaucoup touchée et surprise car je ne pensais pas être à l'origine de tels sentiments. Tu parles de contrat implicite
cependant lorsqu'il y a contrat il me semble que c'est à double sens hors je
dois avouer n'avoir perçu à aucun moment les émotions qui t'animent. J'ai une certaine sensibilité mais je ne suis pas douée pour saisir ce genre d'émotions et je m'en excuse. Si j'avais pu les deviner je t'aurais fait part de ma situation: je vis depuis plusieurs années avec Lui, mon compagnon dont je suis très amoureuse. Il m'arrive régulièrement de parler de lui mais le hasard a voulu que tu ne sois présent à ces moments là.  Je tiens à te dire que tu es une très belle personne et ta présence m'est toujours agréable. Je te remercie pour ta discrétion, ta délicatesse et ta verve élégante. Je m'étonne d'ailleurs que tu sois célibataire: les femmes seraient-elles tombées sur la tête ? Tu fais honneur à la gente masculine et mérite d'être rencontré. J'espère que tu trouveras ta moitié et qu'elle te rendra heureux. Pardonne mes maladresses, je ne jongle pas aussi bien avec les mots, le passage à l'écrit étant un exercice à la fois périlleux et douloureux pour moi.

 

Je te souhaite de très bonnes fêtes. A l'année prochaine !
amicalement.

Elle

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